Ayant lu récemment un article sur l’économie underground générée par les jeux multijoueurs massivement en ligne : Vente d’artefacts et autres armes magiques, pièces d’or contre vrais dollars, euros ou zlotis… Un parallèle frappant entre les motivations et les gains des aventuriers des MMORPG et de la blogosphère du Web 2.0 pour gagner de l’argent dans la vraie vie.
World of Web 2.0, le plus grand jeu multijoueurs massivement en ligne ? (OK, ok, le titre est un peu racoleur, j’avoue). Les grandes similitudes constatées :
- Un territoire illimité ou quasi. Azeroth contre Blogosphère, c’est du kif-kif. Sauf qu’il n’y a pas (encore) de carte connue qui trace les contours des différentes factions existantes du web. Une idée d’interface visuelle à réaliser peut-être ? Les projets de surcouche IHM sont pléthore mais sont aujourd’hui inutilisables
- Différentes classes et compétences. Il y a des barbares et des magiciens (intelligents et malins), comme il y a des geeks (intelligents et malins) et… le reste du monde (barbares).
- Des niveaux de progression et les parures qui vont avec. Un guerrier de niveau 60 avec une armure personnalisée incrustée d’artefacts magiques vaut bien un blog avec une interface personnalisée incrustée de plug-ins.
- Les réseaux et les guildes pour se regrouper et être plus fort, pour se regrouper et être plus dense sur le réseau.
- Pouvoir et mana qui se mesurent en puissance disponible : Un bloggeur avec 100 000 hits uniques par jour fait autant d’effets sur les
monstrescapitalistes qu’un magicien avec 100 000 points de mana sur les monstres de fin de niveau.
La plus intéressante des similitudes à mon sens – et la raison de ce billet ! – c’est la recherche de nouveaux modèles pour gagner de l’argent, du vrai, dans ces deux mondes là. On commence à voir une économie underground pour les MMORPG, pour les nolifes qui veulent rentabiliser leur expertise, (après tout, ce sont des consultants de terrain comme les autres !)
Du côté des blogs, on commence à voir apparaître des publi-billets calqués sur les publi-rédactionnels papier. Un peu grossier comme procédé, et qui suscite d’ailleurs des débats dans les commentaires de ces dits billets…
Bien entendu, nous ne parlons pas des moyens classiques d’économie (bannières, affiliations…) mais d’un modèle économique basé sur l’expertise personnelle de la personne et de son avatar.
Nous verrons les nouveaux usages possibles dans le prochain épisode… Si vous avez des idées, n’hésitez pas !
Article publié initialement le 30 août 2006 sur le blog « anuhi lou / Design sociétal + Innovation du quotidien » (aveia.typepad.com), rubriques : communautés.


