
Nous avons été consultés par un pure player qui souhaitait refondre l’IHM de son site web. Bon, je vous raconte la fin du film tout de suite, sortez vos mouchoirs, ça n’a pas marché…
Problématique
Comme beaucoup de pure players qui offrent des services Internet innovants – car n’ayant pas d’équivalent réel – Biduletruc a un problème de positionnement et de compréhension de son offre. La demande initiale du client était de refondre l’interface client pour la « moderniser », la remettre au goût du jour… Bref, refaire le papier peint du magasin.
Les grilles fonctionnelles étant déjà livrées, il n’y avait qu’à choisir les bonnes couleurs. Évidemment, je ne pouvais me contenter de cela… et ce fut le début de la fin. J’aurais dû le sentir venir…
Pour illustration, vous pouvez voir ici l’ancienne version, pour comparaison EDIT 2 : J’ai anonymisé le lien… (J’espère qu’il n’y aura pas d’EDIT 3, auquel cas, il n’y aura plus d’article !! )
Réponse
Sur le positionnement
Puisque le service a du mal à définir son positionnement, soyons pratico-pratique… à l’ère du web communautaire, pratiquons donc la communication communautaire. Et comme le dit l’adage : « Nos meilleurs vendeurs sont nos clients »

Vous pouvez le voir sur le bandeau de notre proposition : nous mettons en scène des clients finaux qui témoignent de leurs bénéfices. Est-ce utile de vous préciser que les mises en scène sont en contexte ? On ne vend pas du service de la même manière que des produits. Et, oh joie ! les clients interviewés clament tous la marque de leur pourvoyeur de fournisseur préféré.
Cet habillage est saisonnier et met en scène des utilisations originales du service. C’est un bandeau publico-pédogo-brand… ( hum ! hum ! j’adore affoler le correcteur orthographique de word ) disons pour simplifier que c’est une communication communautaire, mélange de valeurs de marque, bénéfices réciproques et pédagogies.
Sur l’ergonomie visuelle

Vous savez, les créatifs, quand ils tiennent une idée, ils la mettent à toutes les sauces… donc nous reprenons l’idée de phylactère communautaire, trois types d’accès, de droite à gauche :
- Accès à toutes les offres, ok, rien de spécial, en rouge pour bien la visualiser dans l’ensemble de la page.
- Accès au tableau comparatif, normal aussi, rien de spécial
- Liste intelligente et recommandations proposées par Trucmachin, formidablement mise en scène ! et en plus c’est un client qui le dit !

Quand je vous dis que les créatifs ont une idée, ils ne la lâchent plus !… même pour les promotions, y’a des bulles ! encore une fois, les clients finaux sont mis en scène pour présenter les dossiers thématiques ( pour l’exemple, nous avons été vicieux… soldes sur les articles de soldes ! ) et également en surcouche des listes produits :

En guise de happy end
Nous n’avons pas été sélectionnés car nous débordions un peu beaucoup du cahier de charge initial de l’appel d’offre. Mais nous ne pouvions répondre autrement.
Refaire simplement l’habillage visuel de l’interface n’aurait pas résolu les problèmes de positionnement et de compréhension de l’offre du site.
C’est dans ces situations là que, à mon sens, l’ergonomie visuelle prend tout son sens et son utilité : Concevoir une interface qui fasse le pont entre l’utilisabilité, le sens et les valeurs de la marque, et la compréhension des bénéfices du service proposé.
EDIT : J’ai anonymisé les visuels…
Article publié initialement le 16 septembre 2006 sur le blog « anuhi lou / Design sociétal + Innovation du quotidien » (aveia.typepad.com), rubriques : archives projets, nouveaux usages.

