
Quand j’ai montré l’illustration finale à Mathias, le petit garçon qui dirige la chimère, il a levé les yeux, en haut à droite, pour fouiller sa mémoire, et essayer de se souvenir de cette chevauchée…
J’en avais presque honte en fait. Rassurez vous, il a très vite compris que c’était juste un dessin. Bon évidemment, après la honte, j’étais déçu, parce que la chimère effectivement, ne galopait pas en 3D et avec les bruitages et les effets spéciaux qu’il faut. Y’a plus de jeunesse !
Trouvons six pierres-soleil* pour le réveil du
Renardestin SouriantIl se glisse entre nos âmes et nos corps, comme
les baguettes inquisitrices d’un chef cuisinier
chinois entre les chairs et les peaux croustillantes
des Canards Pékinois.Nos esprits alors se déroulent, se déploient
comme des ailes autour de nous. Nos plumes
sont des lagons polynésiens aux bleus limpides.
Tout est (..)Et nos cent printemps, nos cent étés, nos cent
automnes, nos cent hivers tournent, tournent,
tournent et tournent encore en composant
notre collier de quatre-cent-et-une perles.Je suis riche, j’ai touché mon Renardestin
Souriant, avant que les six pierres-soleil ne se
lunent et que grandes s’ouvrent ses lèvres sur
mes jours et mes nuits.* Pour qu’il puisse y poser ses mains,
Six devraient suffire pour jongler son chemin.

Article publié initialement le 08 août 2006 sur le blog « anuhi lou / Design sociétal + Innovation du quotidien » (aveia.typepad.com), rubriques : archives projets.


